(le blog de corinne morel darleux)

mardi 14 février 2012

Le social libéralisme s'ex (se) porte bien, Monsieur Hollande ?

Hier, dans le Guardian, François Hollande a voulu rassurer les marchés et la City.

Plus socio-libéral que nature lorsqu'il est Outre Manche, on est là très loin du discours du Bourget où tous les observateurs avertis l'avaient trouvé teeeeellement à gauche.

François Hollande ne trouve en effet rien de mieux pour rassurer les banquiers que de prétendre qu'il n'y aurait plus de communistes en France (diable !) et de rappeler que pendant la gauche au gouvernement pendant 15 ans "nous avons libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n'y a pas lieu d'avoir peur". Sic. Et je le prouve :

Hollande brushed aside suggestions that he was a leftwing ideologue and dismissed comparisons with the initial fear greeting François Mitterrand's election in 1981. "The 1980s was a different era. People said there would be Soviet tanks on the Place de La Concorde. That era is over, it's history. It's normal there were fears then. There had been 23 years of the right in power, the cold war was on and Mitterrand nominated Communist ministers to government. Today there are no Communists in France ... the left was in government for 15 years in which we liberalised the economy and opened up the markets to finance and privatisations. There is no big fear."

François Hollande y précise bien également qu'il n'y aura pas de référendum en France sur le nouveau traité européen s'il est élu : "He said it would be for the French parliament to ratify the treaty after the election and he would not put it to a referendum".

A ceux qui feindraient d'être surpris, rappelons les propos tenus sur Canal + par le même candidat "socialiste". C'était dimanche dernier, la veille de l'adoption du nouveau plan de rigueur en Grèce avec le soutien populaire que l'on sait ^^

(Source canal + - Voir aussi le communiqué d'Eric Coquerel pour le Front de Gauche)

Mme Lapix : Le Parlement grec doit-il voter pour ce plan ?
M. Hollande: Il n'a pas le choix le Parlement, il lui est dit tout net que s'il n'accepte pas ce plan il  n'y aura pas les aides,  et c'est la faillite, imaginez la responsabilité de ces députés au moment de la décision, je pense qu' on a mis les grecs dans une situation impossible, "nous" c'est l'Europe, ça fait deux ans que cette question de défaillance grecque est posée on en est à 4 ou 5 plans d'austérité...
Il aurait fallu un seul plan massif dès le départ plutôt que cette longue agonie, qui fait qu'aujourd'hui il y a encore des choix très difficiles sans être surs que les objectifs à atteindre seront dépassés...
Et je vise directement Sarkozy et Merkel, puisqu'ils en on pris la responsabilité, ça a été une suite de temps perdu de temps durs pour les Grecs, temps perdu et en définitive d'impasse car on n'est même pas sûrs qu'ils arrivent aux objectifs

Mme Lapix: Un plan d'austérité plus dur dès le départ ?
M. Hollande : Il fallait d'une part que les créances privées soient amputées, ce qui va être le cas, et d'autre part un plan d'austérité sans doute, mais un seul sans qu'il y ait cette suite, et enfin la capacité d'une solidarité... J'avais parlé à l'époque déjà des Eurobonds, l'Europe se substituant à la Grèce pour emprunter et de faire en sorte que les Grecs remplissent leurs objectifs. L'austérité sans croissance elle conduit à plus d'austérité d'où ma proposition pour l'Europe entière qu'il y ait des disciplines, c'est absolument indispensable, mais qu'il y ait une perspective un développement de l'activité, de l'emploi, de la croissance.

Presque aussi fort que Jean Quatremer qui twittait lui dimanche : "Lassitude ? En Grèce, les manifestations contre l'austérité n'ont réuni que 7000 personnes". Ah, visionnaire Quatremer...

Qu'ils aillent donc faire un tour en Grèce !

Baisse de 22% du salaire minimum dans le privé, indemnités chômage plafonnées à 313 euros, suppression de 15.000 postes publics d'ici la fin de l'année, privatisation immédiate des Sociétés publiques des Eaux d’Athènes (EYDAP) et de Thessalonique (EYATH), nouvelles coupes dans certaines retraites...

Les responsables sont au gouvernement, à la Banque centrale européenne, au Fonds Monétaire International et à l'Union Européenne. Les responsables sont ceux qui partout en Europe et dans le monde acceptent de laisser la finance diriger la politique et bafouent les peuples.

Alors lisez plutôt l'appel de Mikis Theodorakis si ce n'est déjà fait.

Un grand résistant grec qui appelle à s'insurger contre le totalitarisme des marchés. Ça a une autre allure.

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lundi 13 février 2012

Solidarité peuple grec contre la rigueur ce soir à Paris

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE GREC

Dimanche le peuple grec a dit non à la soumission de la majorité de ses députés au diktat des marchés. Il dit non à un plan d'austérité imposé par le FMI et l'union européenne qui finirait de l'étrangler. Il crie "résistance" en son nom mais aussi en celui de tous les peuples européens qui sont victime du système financier. Il lutte pour nous tous.

Nous appelons toutes les forces de gauche et plus largement tous  les progressistes à lui apporter leur solidarité lundi à 18h30 à proximité de l'ambassade grecque et du bureau du FMI à Paris, Place d'Uruguay angle avenue d'Iena et rue Auguste Vaquerie (Paris 16)

Premiers signataires - mis à jour à 12h30  :

Alternatifs,
Front de Gauche - Parti de Gauche, PCF, Convergences & Alternative, FASE, Gauche Unitaire, PCOF, République & Socialisme -, Jean Luc Mélenchon sera présent
NPA,
M'PEP,
MRC...
(voir aussi la liste de tweets apparus dans la colonne de droite pour les événements de cette nuit et mes réactions à chaud hier soir... fil twitter internationaliste : #12fgr)
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Retour sur les événements en Grèce : vote au Parlement et insurrection dans les rues d'Athènes

Un grand merci à la Commission Europe du Parti de Gauche et singulièrement à Juliette Estivil, Bruno Fialho, Fanfan Bacqué et Céline Meneses pour ce suivi !

Vote au parlement, insurrection dans la rue…

Sur les images retransmises en direct sur plusieurs canaux hier soir, on pouvait voir deux images totalement opposées se juxtaposer : tandis que le débat se déroulait au sein du parlement où la tension était palpable mais l’ambiance « cosy », dehors, c’étaient des images de chaos et d’insurrection: affrontements violents avec la police, des dizaines d’incendies, gaz lacrymogène contre cocktails Molotov… 

Le gouvernement de coalition de Lucas Papademos détient une majorité théorique assez confortable de 236 voix sur 300 au Parlement. Le texte voté, le Premier ministre Lucas Papademos recevra mandat du parlement pour réaliser les réformes d'austérité demandées par le Troïka en échange d'un nouveau prêt d'au moins 130 milliards d'euros. C’est ce qui s’est passé mais à une moins large majorité.

Résultat du vote : 199 députés ont voté pour et 74 contre le mémorandum. Tout le KKE, SYRIZA et la Gauche Démocrate ont voté non, ainsi que 21 députés de la Nouvelle Démocratie et 13 députés du PASOK. Les députés du Laos ont voté Non (leader absent, les deux anciens ministres ont voté oui). Tous, sauf un député, de l'Alliance démocrate ont voté Oui.

Quelques minutes après Antonis Samaras le leader de Nouvelle Démocratie a annoncé l’exclusion des 21 députés ce qui leur laisse donc 62 députés. George Papandreou a exclu 23 députés du Pasok. Pour finir, Voridis Makis et Georgiadis Adonis ont été exclus du LAOS pour avoir voté oui (les deux ex-ministres qui avaient démissionné).

Un extrait du mémorandum voté : « Par cette convention, la Grèce et la Banque de Grèce démissionnent de tout recours, présent ou à venir, de tout droit ou immunité existants ou potentiels qui les concernent, eux et leurs biens ( droits de propriétés ) ».


Déroulement du vote au Parlement

Les débats ont été houleux.

Des députés demandent pourquoi il faut précipiter le vote et qu’il ait lieu avant minuit. Réponse du ministre des Finances, Evangelos Venizelos : «parce que lundi matin, les marchés bancaires et financiers doivent avoir reçu le message que la Grèce peut et va survivre ».

La député du KKE  Aleka Papariga : «Nous ne voulons pas d’une Grèce « sauvée » et d’un peuple en faillite. » Elle  explique que la crise est inévitable dans le système capitaliste, qui est basé sur le profit et la cupidité et que seul le KKE a la solution.

Six députés du Pasok disent qu’ils ne voteront pas ce soir dont l'ancien ministre Kastianidis Haris. Louka Katseli, ancien ministre du PASOK, dit qu'il votera «non» parce que les mesures d'austérité ne peuvent pas sortir le pays de cette récession.

Alexis Tsipras, chef de la Coalition Syriza, déclare qu’ « un système politique qui s'effondre et un gouvernement sans mandat populaire ne peut pas négocier au nom du pays. »

Le député du Pasok Spyros Kouvelis déclare qu'il « siégera comme un indépendant » et qu’il votera non.

Le chef de file du Laos, Yorgos Karatzaferis déclare que son parti votera non, puis lui et ses députés quittent la salle. Les deux députés du Laos (Voridis Makis et Georgiadis Adonis) ont voté oui s’opposant à la position de leur parti qui a décidé de voté non (ce sont les deux ministres du Laos qui avaient démissionné).

Papandréou prend la parole pendant près de 20 minutes déclarant que le vote de ce  mémorandum « c’est le seul espoir pour le pays » et que « c’est l’heure des responsabilités »

Antonis Samaras (leader de ND) condamne « les émeutes » et appelle « à plus de patriotisme ».

Le Premier ministre Lucas Papademos dit que la Grèce doit continuer à être  « un membre du noyau dur de l'Europe ». Il ajoute : "J'ai entendu toutes les critiques sur le nouveau programme, je n'ai pas entendu d'alternatives". "Nous sommes en Etat de droit, nous n'autoriserons aucun acte hors-la-loi" (source twitter)

00h20, heure française, le plan est voté.

Les deux leader du Pasok et de ND avaient déjà menacé d’exclusion samedi les députés qui voteraient non, c’est chose faite.

(Quelques heures auparavant Athens news prévoyait : « jusqu'à 20 députés du PASOK pourraient voter non (…). L'une des théories qui circulent, c'est que ce groupe pourrait former un nouveau parti, en cas d’exclusion.(…) Pour la Nouvelle Démocratie, le nombre de votants « non » potentiels est estimé à environ 13 ».)
 

Retour sur les manifestations : Insurrection dans la rue

Affluence extrêmement rapide à la manifestation devant le parlement. Une demie heure après le début du rassemblement, 3000 manifestants réunissant tous les âges (familles, jeunes, personnes âgées…). Nombreux drapeaux grecs et des pancartes contre la Troïka, le gouvernement, et la chancelière allemande (cf ses derniers propos sur la Grèce). Une heure après déjà 25 000 personnes et cela continuait d’affluer.

Plus tard dans la soirée pendant les débats, Alexis Tsipras de Syriza annonce le chiffre de 500 000 tandis que tous les médias français font état de 100 000 manifestants en Grèce (80 000 à Athènes et 20 000 à Salonique). Des camarades sur place donnent le chiffre de 600 000 sur une population d’un peu plus de 11 millions d’habitants.  Des milliers de personnes de la Place Syntagma, la Place de Omonia et en différents points jusqu’à bloquer tout le centre de la capitale.

Début des heurts : dès 17H45 juste après l’intervention de Mikis Theodorakis. Il explique, juste après avoir reçu des gazs, à la chaîne de télévision Skaï, qu’il a demandé à la police qu’on le laisse monter les marches du Parlement pour s’adresser aux manifestants et c’est là que la police anti-débordement a fait usage des lacrymos.

Intervention de Mikis Theodorakis : "Les députés s'apprêtent à voter des mesures qui vont conduire à la mort de la Grèce (...) mais le peuple ne va pas céder. » Le compositeur, âgé de 87 ans et figure de la résistance à la dictature des Colonels (1967-1974), était venu devant le Parlement avec Manolis Glézos, héros de la résistance anti-nazie en Grèce.

Puis tout s’est enchainé : gaz lacrymogène contre cocktails Molotov, lance flamme et pierres (termes utilisés par les médias « jeunes encagoulés » « émeutiers »). Suivent des  incendies (banques, cinéma, cafétéria des grandes chaînes comme starbucks…)  quelques 12 bâtiments incendiés dans les avenues Stadiu et Aeolu (source Athens News) tandis que les débats se poursuivent. De nombreux de manifestants sont partis mais des milliers sont encore sur place. Les pompiers ont tardé à intervenir expliquant qu’il y avait trop de monde dans les rues.

Un jeune manifestant « ce n’est pas une démocratie, ils nous interdisent de protester, c’est une dictature ». Dans les médias on peut lire alors : situation hors de contrôle.

Le nombre des blessés ne cesse d’augmenter dans la soirée, passant de 6 à plus de 60 vers 22h30 (incendies et heurts violents aussi à Salonique) dont de nombreux policiers (source Publico) quelques 22 arrestations vers 23h selon un porte-parole de la police.

Au moment du vote vers minuit heure française, les heurts se poursuivaient.

Points de base de l’accord sur le nouveau prêt (Memorandum 2) pour la Grèce, concernant l’emploi et les pensions

 

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Monsieur Sarkozy : pas de comptes d'apothicaire sur le nucléaire !

Communiqué du Parti de Gauche rédigé hier dans un train vers Milano...


Nicolas Sarkozy décide donc de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires en France au delà de 40 ans. C'est le ministre Besson qui l'annonce ce dimanche . Et pour quelle raison ? Parce que ce serait la solution la moins chère ! Mais si la France n'a plus les moyens de poursuivre son programme du tout nucléaire, qu'elle l'arrête !

Les peuples de France comme de Grèce ne veulent plus faire les frais de ces politiques d'épicerie où les comptes prennent le pas jusqu'à l'absurde sur l'intérêt général et la sécurité des populations.

Pas d'économies sur la sécurité ! Pas d'austérité sur l'intérêt général !

C'est sur la politique énergétique qu'il faut un référendum, pas sur les droits des chômeurs.

C'est ce que défend Jean Luc Melenchon, et ce que fera un gouvernement du Front de Gauche.

Illustration Jiho

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vendredi 10 février 2012

Débat public à l'appel de responsables de la gauche radicale

C'est demain à Saint Denis (93), à l'initiative de Gauche Anticapitaliste (GA, courant unitaire pour l'écosocialisme du NPA) et de signataires (NPA, PG, PCF, GU, C&A, R&S, Fase, Alternatifs) dont je fais partie.

J'y interviendrai sur la transition énergétique aux côtés de Maxime Combes (AITEC, Attac), Damien Joliton (GA, Commission Ecologie du NPA), Gilles Monsillon (FASE, Alter Ekolo), dans un atelier débat animé par Catherine Faivre d'Arcier (GA, NPA).

Une nouvelle étape de convergence unitaire ? Nous sommes nombreux à l'espérer.

Un chouette débat en perspective en tout cas.

(cliquez sur l'image programme pour l'agrandir)


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jeudi 9 février 2012

Cavalcade, meetings, Vercors et session à la Région (en direct)

7h30. Cavalcade. La grande chaine de la camaraderie a encore joué à plein. Hier Nabil m'a redescendue de Lyon pour une assemblée citoyenne à St Jean en Royans dans le Vercors. J'y ai été récupérée à 23h par Gérard qui m'a déposée pour dormir chez Alain et ce matin Guillaume est venu me chercher à l'heure du café pour me laisser au train à Valence TGV. Vive les campagnes ^^

9h. Arrivée à la Région Rhône Alpes pour deux jours de session. Je suis accueillie par une série d'affiches de Jean Luc Mélenchon, les camarades ont fait du joli collage, juste en dessous d'une annonce "et Sensations dès avril 2012". Trop forts. Un peu plus loin, une délégation de la CGT proteste devant l'Hôtel de Région contre les malversations à l’œuvre au CFA des Mouliniers de Saint Étienne. Le vigile me demande qui je suis. "Je suis conseillère régionale". Je passe avec un clin d’œil aux copains syndicalistes. J'adore.

9h30. On a pris une demie heure de retard avant même de démarrer. Dans l'assemblée je croise Philippe Meirieu d'Europe Écologie. Il a entendu parler de mon coup de colère sur Twitter contre les Rencontres de l'écologie au quotidien de Die. Il veut en savoir plus, je ne me fais pas prier. [Un], j'habite Die, je suis élue régionale et en charge de l'écologie au PG, je n'ai jamais été invitée ni à parler, ni même à l'ouverture officielle de cet événement. Bon, mais ça disons que c'est de la cuisine électoraliste sans doute, pas le plus grave. Alors que [deux] cette année encore, j'ai reçu des retours indignés : encore un type invité par les Rencontres qui raconte qu'il a été rayé de l'ordre des médecins, classé en secte au Midiluves, et qui vient tranquillement raconter que le cancer et le sida sont des maladies psychosomatiques et que la meilleure prévention c'est de grignoter de la vitamine C et de manger sucré. Le tout financé par des fonds publics, notre fric. Colère.

10h. On démarre à peine, j'ai eu le temps de boucler le communiqué sur les dernières sorties de Mariton et de répondre à une dizaine de mails. Plus que 1.300 ...

13h. Elisa Martin, élue régionale du PG, arrive. Elle revient de Montpellier où elle a animé le meeting du Front de Gauche. Deux meetings avec JL Mélenchon à près de 10.000 personnes en 48h après Villeurbanne. Ça commence à se voir. Même JP Pernault TF1 et Pujadas France 2 sont obligés d'en parler. Dingue. Il se passe quelque chose dans cette campagne.

15h30. Fin d'un long débat très technocratique sur le projet Lyon-Turin. Pour ceux qui ne suivent pas le dossier en commission transport, les échanges restent très obscurs. En gros, de grands et lourds travaux engagés depuis des années pour mettre en place la liaison ferroviaire entre ces deux villes et réduire le trafic routier de millions de camions. Mais un projet controversé du côté de la vallée italienne par des riverains qui dénoncent les nuisances environnementales liées aux travaux. Une inquiétude, aussi, sur l'assurance gouvernementale que la priorité soit bien mise sur le frêt et non sur le transports voyageurs. Au final, le groupe Europe Écologie les Verts est divisé, ils s'abstiennent. Seul le Front National vote contre. On reste vigilants, mais on avance. Pour notre planification écologique, si on veut mettre les camions sur le rail, il nous faut des rails. Hum.

17h. Deux heures dans la vue sur le programme de la plénière. J'attends sagement que ce soit mon tour d'intervenir sur le plan climat. Entre deux débats je me fais interviewer par un journaliste au sujet de la délibération cadre sur la coopération internationale. J'y ai passé des heures et des heures en groupe de travail pour le FDG avec les autres représentants des groupes politiques, à l'initiative de la vice président d'Europe Écologie les Verts Véronique Moreira. Jusque sur une terrasse du Vercors un petit matin ensoleillé... Et bref on a notamment arraché le fait de mentionner le Printemps arabe, les révolutions démocratiques et  - enfin ! - un projet de coopération avec les territoires palestiniens. On va donc la défendre cette délib... A ce rythme on va même y passer la nuit ^^

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Quand Monsieur Mariton déraille (ses gares)

... Il n'en rate pas une. On finit juste le communiqué ci dessous que le sieur Mariton trouve le moyen de voter contre une plus grande parité dans la haute fonction publique.

Mais pour en revenir à nos wagons : en 1997, en application de ces chouettes directives européennes qu'on aime tant, la gestion des infrastructures ferroviaires a été séparée de celle des services de transport et confiée à Réseau ferré de France (RFF) en lieu et place de la SNCF. L'objectif officiel : éviter les "distorsions de concurrence". En clair : casser le monopole de la SNCF, s'attaquer au statut de ses salariés et ouvrir un nouveau marché aux opérateurs privés.

Sauf que... 50.000 personnes chargées de la gestion de la circulation et de la maintenance des infrastructures au sein de la Direction de la circulation ferroviaire (DCF) et de SNCF Infra, sont tout de même restées rattachées à la SNCF. Voilà ce qui heurte aujourd'hui les convictions de monsieur Mariton, qui, alors même que la Commission européenne se contenterait d'une séparation des comptes des deux entités, se prononce en faveur du rattachement de ces travailleurs à RFF. C'est vrai, après tout. Pourquoi faire libéral quand on peut faire ultra-libéral ?

Les syndicats CGT, CFDT, UNSA et CFTC ont appelé à la grève le 8 novembre dernier dans le cadre d'une journée d'action européenne contre la libéralisation du système ferroviaire, organisée par la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF). "Nous souhaitons empêcher l'explosion de l'entreprise historique afin de maintenir un lien étroit entre les gestionnaires du réseau et l'opérateur" déclarait alors la CGT. "Pour l'efficacité du système, conserver un acteur pivot semble la meilleure solution. Séparer l'infrastructure, les gares, les ateliers de gestion du matériel...serait contre-productif" insistait l'UNSA Transport. "Avec ces mesures, l'Europe souhaite plus de concurrence. Dans le fret, la concurrence est un échec total. La part de marché du rail baisse, tandis que les conditions sociales de nos personnels se sont dégradées. Continuer dans cette direction n'est pas la solution" ajoutait enfin la CFDT.

Même la SNCF et son Président-directeur général se sont prononcés contre cette réforme, pour des raisons d'efficacité !

Eh oui, mais monsieur Mariton est un prophète intransigeant du libéralisme et ce credo ne saurait souffrir le moindre accommodement, quand bien même un tel acharnement dans la libéralisation du transport de passagers doit conduire à une catastrophe comparable à celle de la libéralisation du fret : "tant que le droit communautaire laissera perdurer la possibilité de regrouper dans une holding l’infrastructure et les services de transport, il demeurera toujours un doute quant à la non-discrimination. De plus cela entretiendra la tentation pour des pays ayant effectué la séparation de revenir à une structure intégrée afin d’asseoir les positions de son opérateur historique." Il s'agit donc bien d'interdire tout retour en arrière en matière de casse du service public. On ne saurait faire preuve de plus d'arrogance !

Bon. Promis, on va tout faire pour changer de Député ici dans la 3ème circonscription de la Drôme.

COMMUNIQUE DE CORINNE MOREL DARLEUX

Candidate FDG aux législatives (3e circonscription Drôme)
Secrétaire nationale à l'écologie du Parti de Gauche et Conseillère régionale Rhône Alpes

Monsieur Mariton, député UMP sortant de la Drôme, a déposé le 1er février un rapport à l'Assemblée Nationale "relatif à l'organisation ferroviaire dans le contexte européen" où il préconise "que la France doit agir pour que le principe de la séparation totale entre gestionnaire d'infrastructures (Réseau ferré de France, RFF) et opérateurs (SNCF) soit clairement inscrite dans le 4e paquet ferroviaire, afin que "la concurrence puisse opérer dans des conditions saines".

Morceler l'entreprise publique SNCF, s'attaquer au statut des cheminots, ouvrir un nouveau marché aux opérateurs privés... Après avoir été l'un des principaux acteurs de la privatisation des autoroutes,  M. Mariton s'attaque aujourd'hui au rail. Dans quel but ? Améliorer les conditions de transport des usagers ? Développer le rail afin de permettre au plus grand nombre un accès au transport collectif ? Répondre aux exigences d’un Grenelle de l’environnement devenu lettre morte ? Non ! Le seul but de M. Mariton et ses amis est de dégager de la manne financière au profit de quelques uns.

Les libéraux qui ne cessent de décrier notre pays et ses performances, tout en vantant les mérites des voisins, feraient bien d'aller y regarder de plus près. Partout où sont conduites ces politiques de privatisation, les voies ferrées disparaissent et les haltes voyageurs ferment, faisant de la route l’unique mode de déplacement. C’est ainsi qu’en Grande-Bretagne on ne compte plus les accidents et le manque d'entretien des voies,  jugé pas assez rentables pour les financiers. Alors même que ces pays en reviennent et nous envient notre système qui résiste aux coups qui lui sont portés, nous le bradons ! Alors même que le PDG de la SNCF et des experts dénoncent la non efficacité de la séparation, M. Mariton persévère !

D’autres solutions existent, portées par les travailleurs du rail « afin de maintenir un lien étroit entre les gestionnaires du réseau et l'opérateur » et relayées dans le programme du Front de Gauche "L'humain d'abord" et son candidat Jean Luc Mélenchon. Nous revitaliserons nos services publics en empêchant les entreprises privées de venir se gaver sur les tronçons les plus rentables, et laisser les endroits les moins fréquentés à d'autres. Nous relèverons le grand défi des objectifs fixés par la planification écologique pour que le transport combiné et le ferroutage deviennent la règle, grâce notamment au retour au wagon isolé. Nous impulserons, aux côtés des Régions, un véritable service public des TER en rouvrant les gares pour désenclaver nos villages et offrir l’égalité territoriale. Nous reverrons les tarifs pour que toutes et tous aient accès aux transports.
 
En Val de Drôme, nous continuerons à résister pour que la "ligne de Die, ligne de vie" reste au service de l'intérêt général et des habitant-e-s ; pour le maintien de la ligne Briançon-Paris qui crée un lien essentiel entre la province et la capitale ; pour la réouverture des guichets et des gares de fret nécessaires à l'économie locale (par exemple pour la clairette à Die et le bois à Luc-En-Diois) ; pour le maintien des haltes voyageurs comme à Luc en Diois. Nous voulons la priorité au transport public dans l'affectation des voies et non au transport privé de marchandises, et nous renforcerons les moyens en personnels et en matériel pour l'entretien la maintenance et l'investissement.
 
Pour plus de trains, moins de retards et de défaillances, et plus de présence humaine en gare, halte à la casse de la SNCF !

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mardi 7 février 2012

Assemblées citoyennes en Val de Drôme : prenez date !

 

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lundi 6 février 2012

Très cher nucléaire

nucleaire.jpgVoici mon intervention débat sur le nucléaire à l'Université populaire de Lyon.

C'était mardi soir devant 120 personnes, juste après la parution du rapport de la Cour des Comptes faisant titrer en Une du Monde : "Nucléaire : La France n'a pas les moyens de remplacer son parc vieillissant de centrales". La Cour des Comptes indique en effet que le nucléaire a d'ores et déjà coûté 228 milliards d'euros et que sa maintenance coûterait 3,7 milliards d'euros par an entre 2011 et 2025.

Dans la même veine, vendredi dernier nous avons auditionné l'ASN (autorité de sûreté nucléaire) en commission Énergie - Climat de la Région Rhône Alpes. Selon l'ASN, le niveau de sûreté sur les centrales du Tricastin et de Cruas doit être augmenté... Mais pas au point de les fermer. Étrange. C'est dangereux, oui ou non ? Un peu plus tard, sur la question du coût de la mise aux normes de sûreté post Fukushima, nous recevons cette réponse : "l'unité c'est le milliard d'euros". Plus tard encore, on apprend de l'ASN qu'EDF, le CEA et Areva se proposent de limiter la sous traitance à 3 échelons. Bravo, bel effort. Enfin, cette phrase ultime : "On ne pourra jamais garantir qu'il n'y aura pas d'accident nucléaire".

Dangereux, cher et impopulaire... Alors, on arrête les frais ?


1ère partie : Le rôle du nucléaire dans la production d’électricité

2ème partie : Débat sur le nucléaire

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samedi 4 février 2012

Synthèse d'écologie politique marxiste, en marche vers l'écosocialisme ! (vidéo)

Certains d'entre vous n'ont pas été totalement convaincus par la vidéo du meeting de Besançon de mon billet "A tous les verts de rouge"... Sachez que je m'avoue rarement vaincue. Alors revoici Jean Luc Mélenchon, devant le congrès de France Nature Environnement. Ça dure 15 minutes top chrono, égalité de traitement oblige. C'est éclairant. Et cette fois c'est mon dernier mot ;)


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