lundi 14 mai 2012

"Réparer l’outrage fait aux femmes combattantes de ce temps d’autrefois"... Soutien de Serge Pauthe (comédien, metteur en scène)

OUI, JE SOUTIENS LA CANDIDATURE DE CORINNE MOREL DARLEUX
Candidate du Front de Gauche dans la 3ème circonscription de la Drôme 

Soutien de Serge Pauthe à Corinne Morel Darleux (en PDF)

De  toutes  mes  forces,  j’appelle  au  renforcement  du  Front  de Gauche  qui représente la continuité de tous ces mouvements politiques, syndicaux, humanistes et associatifs qui se sont élevés autrefois contre des gouvernants sans scrupules.  La  preuve  est  faite  aujourd’hui  que  le  Front  de  Gauche,  en  plaçant « l’humain d’abord » au centre de son action,  a favorisé ce rassemblement d’hommes et de femmes spoliés depuis 5 ans par Sarkozy.   Le Front de Gauche est en phase directe avec  tous ceux et toutes celles qui ont subi, au cours des siècles, l’égoïsme et le  dédain de tous les nantis qui ont prospéré grâce à leurs valets politiciens placés aux commandes des états pour assurer leurs pouvoirs. 
 
Le Front de Gauche est le plus jeune parti politique de France. Mais il s’épanouit aujourd’hui grâce aux racines qui plongent très profondément dans l’histoire  révolutionnaire  de  notre  pays  et  qui  a  connu  tant  de  luttes  menées,  en particulier,  par  le  Parti  Communiste  Français.  Et  ces  révolutions,  qu’elles  soient outrageusement  violentes  ou  pacifiquement  revendicatrices,  ont  toujours  été  des moteurs pour l’évolution qualitative de notre société. Elles sont les forces du progrès.
 
Oui, je crois aux forces du progrès qui ont permis depuis 1789, par la lutte sociale ou les revendications, des avancées pour cette partie du peuple qui  vivait  dans  la  souffrance  et  le  dénuement.  L’évolution  de  nos  techniques  et  du mieux-­être n’aurait pas pu avoir lieu sans ces secousses sociales. Et aujourd’hui, il y a encore beaucoup de progrès à faire pour que la partie de notre peuple la moins favorisée puisse vivre normalement. 
 
Certes,  notre  monde  d’aujourd’hui  est  différent  de  celui  du siècle  précédent.  Nous  communiquons  aujourd’hui  entre  nous,  et  d’un  continent  à l’autre,  à  des  vitesses  sidérantes  et  intersidérales.  Notre  siècle,  ce  3ème  millénaire, connaît le train qui roule à 350km à l’heure, l’avion qui vole cent millions de fois plus vite que le plus modeste étourneau. Le tour du monde à présent ne se fait plus en 80 jours  puisqu’il suffit de 80  minutes  pour  aller  de  la  Tour  Eiffel  aux  dunes sahariennes. 
 
Oui, notre siècle a fait un grand bond en avant. Il s’est sorti de l’ornière  de  ce  XXème  siècle  qui  a  vu  tant  d’horreurs.  Des  dictatures  sanglantes  ont allumé des bûchers aux quatre coins de l’Europe et écourté la vie de millions d’hommes,  de femmes et d’enfants. Oui, les guerres sont finies depuis presque trois-­‐ quarts de siècle. On croyait le bonheur mis à l’ordre de nos jours et de nos nuits, la planète verdoyante, le pain pour tous, le rêve en plus.   Mais il sera dit qu’il nous faudra  toujours  lutter  contre  l’incessante  loi  sacramentelle  des  hommes. Se battre contre ceux qui possèdent tout et ne lâchent rien. Hier, c’était le sac d’or cadenassé dans les châteaux. Aujourd’hui, ce sont les marchés financiers, les banques,  l’argent qui file au-­‐dessus de nos  têtes… Et se battre encore et toujours contre ceux qui promettent d’agir contre ces rapaces et qui, une fois élus à l’Assemblée Nationale, se cachent derrière leurs pupitres. Et il nous faut affronter aussi tous ces oiseaux de malheur, ces agitateurs d’épouvantail, ces racistes qui désignent le bouc émissaire comme la cause principale de nos malheurs. Hier, c’était le juif et l’on a vu ce que cela a provoqué dans les années 1930. Aujourd’hui, c’est l’immigré et l’on se prend à cauchemarder : pourvu que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets…

Se battre, soit. Nous en avons l’habitude. Mais avec qui ? Et pour  quel  résultat ?  Tant  de  lassitude  parfois  à  résister  contre  le  pessimisme ambiant. Se faire entendre, oui. Mais les voix les plus justes s’éraillent à force de crier dans un désert…

Mais depuis que j’ai assisté, le 9 février 2012 au meeting de Jean-­‐Luc  Mélenchon à Villeurbanne, j’ai le pressentiment que le Front de Gauche peut devenir ce que nous espérions tant. Grâce à la personnalité vigoureuse et révolutionnaire de son chef de file. C'est un grand et sincère orateur. Il fait bouger les lignes. Ce que l'on croyait enfoui à jamais dans les mémoires de tous ceux qui ont agi pour le bien de la classe ouvrière, ressurgit à la lumière. Les consciences s'aiguisent à nouveau dans le feu de sa dialectique. Il parle de dignité, de résistance à l'ordre établi.

Oui, « Le vent se lève…la rivière sort de son lit »…je pourrais à foison illustrer mon propos par tant d’images poétiques. Mais il est important de savoir d’où viennent ces femmes et ces hommes qui font à présent partie intégrante de ce mouvement qui n’est pas prêt de se désintégrer.

« L’HUMAIN D’ABORD »,  comme il est écrit au générique de cet élan démocratique et qui va devenir le môle avancé de la contestation sociale.

D’où viennent donc ces humains ?

Des écoles qui se détruisent sous le joug de la rentabilité, des usines qui ferment de par la loi de la délocalisation,  des agences de Pôle emploi d’où entrent  des  personnes  en  recherche  d’emplois  et  sortent  des  chômeurs  de  très longue durée, des théâtres ou autres lieux culturels où les aides et subventions sont supprimées, des quartiers abandonnés, des entreprises, commerces et supermarchés aux emplois précarisés, des familles et des mères surexploitées aux salaires de misère…

Et ils se retrouvent aux manifs et aux assemblées populaires du Front de Gauche. Ils  partagent ce  même fol espoir :  qu’une gauche citoyenne et antilibérale se reconstitue. Ils sont étudiants, employés, fonctionnaires licenciés, enseignants, artistes, chercheurs. Et de tant d’autres métiers aussi. Ils sont de tous les âges.  Parmi eux, il y a des communistes heureux de partager nombreux ces moments de fraternité.   Et d’autres militants volontaires pour lancer ce navire impétueux et seconder le capitaine qui n’a peur de rien.
Et parmi ces nouveaux militants qui veulent prendre des responsabilités, il y a notre candidate aux élections législatives : Corinne Morel Darleux.

Je ne la connaissais pas et pour cause. Je ne milite pas dans les mouvements écologistes. Je l’ai vu pour la première fois à l’assemblée citoyenne de Nyons. J’ai été conquis par sa maitrise du débat et sa disponibilité à répondre aux questions posées de la manière la plus précise possible. Et cela avec beaucoup de grâce et de gentillesse sans faire dans l’électoralisme. De plus, je la crois extrêmement sensible à tout ce qui touche la poésie et la littérature.

Face au député sortant qui manie la litote d’un air parfois méprisant, il est bon de lui opposer une femme de cette qualité qui parle haut et clair de son programme en totale rupture avec celui du représentant du « candidat sorti » et qu’il a toujours défendu. Il faut absolument l’élire à l’assemblée car elle a les compétences pour défendre les valeurs exposées dans le programme du Front de Gauche. Elle saura aussi amender les propositions émanant du Parti Socialiste et surtout s’opposer à cette cohorte des députés de Droite qui vont se déchaîner contre nos représentants.

Je lui sais gré aussi de nous avoir invités, lors du lancement de sa campagne électorale,  à jouer le spectacle que j’ai composé à partir des discours politiques de Victor Hugo lorsqu’il était député sous la Seconde République. J’ai été contraint, pour des raisons historiques, de ne prendre que des interprètes masculins pour jouer les rôles principaux. Les femmes en 1850 n’étaient admises ni dans les bureaux de vote, ni dans les Assemblées. Portons-la donc au sein de cette auguste assemblée pour réparer l’outrage fait aux femmes combattantes de ce temps d’autrefois ! Telles Louise Michel ou Georges Sand… Et si par bonheur, Corinne Morel Darleux est élue, Hugo qui tourbillonne toujours dans les nuées en compagnie de Dieu et d’un essaim d’abeilles, appréciera, j’en suis certain.


Serge PAUTHE

Comédien, metteur en scène,
Fondateur du Théâtre-­école de la Lance et des Baronnies

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