Mot-clé - Libertés

Fil des billets

dimanche 20 mai 2018

Carnets de route. Retour du Rojava (volet 3 et fin)

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Troisième et dernier volet de mon journal de bord publié par la Revue Ballast. Lire le premier volet et le second volet Nous avons décidé de ne pas franchir l’Euphrate pour des raisons de sécurité. J’envisageais de me rendre dans la « zone tampon » de Shehba, située à l’ouest des cantons de Cezire et Kobane, où se sont réfugiés la plupart des habitants d’Afrin depuis la prise de la ville le 18 mars 2018 par l’armée turque et ses alliés dans le cadre de l’opération « Rameau d’olivier ». Mais la présence du régime syrien et la proximité avec l’occupation turque ont finalement eu raison de cette (...)

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jeudi 17 mai 2018

Carnets de route. Retour du Rojava (volet 2)

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Suite de mon carnet publié sur Ballast, de retour du Rojava. Dans ce deuxième volet : le village de femmes de Jinwar, la commémoration en hommage aux deux internationalistes, Anna Campbell tombée à Afrin et Alina Sanchez (respectivement Helina et Legerina de leurs noms de combattantes), et enfin Kobane avec le témoignage de Sara, qui y a vécu la bataille contre Daech... ★ Le premier volet si vous l'avez manqué est ici Nous avons dormi dans la famille d’un ami et journaliste kurde. Dattes caramélisées dans l’huile, coussins à même le sol transformés en matelas, sourires en pagaille : malgré (...)

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mardi 15 mai 2018

Carnets de route. Retour du Rojava (volet 1)

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Je suis rentrée depuis un peu plus de deux semaines de Syrie. Il n'a pas été aisé de décanter et mettre en mot ce voyage hors normes au Rojava, la somme d'informations, de témoignages et d'observations avec lesquelles je suis revenue. Il semblerait que je sois la première élue Française, voire d'Europe, à me rendre au Rojava, de facto autonome depuis 2012 - la Fédération démocratique de la Syrie du Nord qui englobe le Rojava, n’existe quant à elle que depuis mars 2016. J'espère que cette première visite remplira son objectif de témoignage direct, de soutien au projet, d'enseignements à en (...)

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vendredi 6 avril 2018

Témoignage de retour du Brésil : Lula vs Bolsonaro, Marielle Franco et les Sans Terre

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Bonus - Edit : Le journal de 20h du Média s'est ouvert hier soir sur la situation explosive au Brésil, retrouvez mon interview sur Le Media ici J'étais le mois dernier au Brésil pour le Forum social mondial qui s’est tenu à Salvador de Bahia, et je voudrais revenir de manière plus large sur la situation politique au Brésil qui est en train de s'accélérer avec le mandat de dépôt requis moins de 24h après le rejet de l'Habeas Corpus à l'encontre de Lula, menacé de douze ans d'emprisonnement. Un jugement amplement partial dénoncé par de nombreux juristes internationalement. Lula bénéficie d'un (...)

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dimanche 1 avril 2018

Agression Turque à Afrin, Rojava : Mon interpellation et la réponse de Laurent Wauquiez

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La revue Ballast m'a invitée à co-signer cette tribune, aux côtés de personnalités comme Ken Loach, Alain Damasio, Robert Guediguian, Frederic Lordon, David Graeber, Noam Chomski, Thurston Moore ou encore Roger Waters, "Rojava : brisons le silence". Ce n'est hélas pas la première tribune que je signe à ce sujet, mais cette fois il semblerait que le silence commence, de fait, à se briser. Pour y contribuer, j'ai profité ce 29 mars de la session plénière à la Région Auvergne Rhône Alpes pour poser une question orale à Laurent Wauquiez, comme le règlement nous y autorise. Voici mon (...)

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vendredi 23 février 2018

Anticipations (4) Population Zéro

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Quatrième chronique de ma série "Anticipations" : pour parler de malthusianisme et d'écologie à partir de fictions, entre collapsologie et dystopie, avec des films qui nourrissent la réflexion sur les politiques de démographie imposée mais aussi sur l'infertilité subie...  (Retrouvez les trois précédentes chroniques ici)   Population zéro Dans les débats sur les causes potentielles d’extinction de notre civilisation, revient souvent l’idée selon laquelle l’explosion démographique va précipiter l’effondrement. Et de fait les statistiques ont de quoi effrayer. Nous avons passé le (...)

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jeudi 15 février 2018

Répression en Turquie : une délégation du PG à Ankara le 20 février

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De Turquie parviennent chaque jour des nouvelles alarmantes sur le terrain de la démocratie et des libertés. Écrivains, universitaires, militants des droits de l'homme, journalistes et élus subissent de plein fouet la répression du président Erdogan et en appellent à la solidarité internationale. L’offensive turque sur Afrin en Syrie se conjugue avec la répression contre les opposants, contre la liberté d’expression et la pluralité démocratique, pour maintenir l'état d’urgence. M Erdogan entend ainsi garder les mains libres, sous couvert de lutte contre le terrorisme, en vue des élections (...)

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dimanche 4 février 2018

Afrin, Erdogan, Turquie : démêler tout ça pour agir

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C'est toujours un soulagement quand un journaliste vient confirmer une analyse et la formuler plus finement et sûrement qu'on ne saurait le faire. C'est le cas avec cet excellent papier sur les ressorts politiques de l'attaque turque à Afrin : "Avec l’offensive en Syrie, la démocratie turque connaît un nouveau recul" de Nicolas Cheviron sur Mediapart. J'en profite pour faire ce billet, car depuis des semaines il est difficile de s'y retrouver pour celles et ceux qui ne suivent pas particulièrement ce qui se passe en Turquie ou en Syrie. Et parce que la situation en arrive au point où (...)

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vendredi 15 décembre 2017

Kafka à Ankara

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Pour la troisième fois en l’espace de quelques mois, j'étais de nouveau ces 6 et 7 décembre en délégation internationale en Turquie à Ankara. Avec mon camarade Jean-Christophe Sellin nous participions à la mission d’observation internationale des procès politiques des deux députés et anciens co-présidents du HDP, Figen Yuksekdag et Selhattin Demirtas. Le HDP est la troisième force politique du pays, son programme défend la laïcité, le féminisme, le socialisme, l’écologie et la démocratie en Turquie. Figen Yuksekdag et Selahattin Demirtas sont détenus depuis plus d’un an. Ils risquent (...)

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samedi 23 septembre 2017

Interdite d’accès au procès de Figen Yuksekdag : la Turquie de M Erdogan récidive

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Sincan1.jpgCette tribune a été publiée sur Mediapart le 20 septembre 2017, sous le titre "Mon témoignage sur la Turquie de M Erdogan"

18 septembre. Jour de visite des familles à la prison de Sincan, en Turquie. De nombreux cars font la navette vers cet immense complexe de 6.000 détenus. Devant la prison, nous sommes une dizaine d’observateurs internationaux à attendre en plein soleil par 36°C, entourés de policiers. Dans cette enceinte carcérale doit se dérouler le procès de Figen Yuksekdag, députée et co-fondatrice du HDP. Cette militante féministe et socialiste est détenue, comme dix autres députés du HDP, depuis dix mois sous divers chefs d’accusation de collusion avec le terrorisme.

En fait de terrorisme, il est reproché à Figen Yuksekdag d’avoir protesté contre les bombardements des populations civiles kurdes, d’avoir qualifié de « résistance » les manifestations qui ont eu lieu dans les villes kurdes placées sous couvre-feu, ou encore d’avoir qualifié de « massacre » la mort de centaines de civils durant les opérations menées par les forces de sécurité turques. Elle risque 83 ans de prison.

La première audience de ce procès a eu lieu au tribunal d’Ankara le 4 juillet, puis ajourné et remis au 18 septembre, devant la Haute Cour d'Ankara.

Sincan2.jpgLe 4 juillet, pour la première audience de son procès, une délégation d’observateurs internationaux avaient été interdite d’accès de la salle d’audience et expulsée manu militari du tribunal d’Ankara1. C’était une première en Turquie, où les procès sont publics, et ce droit garanti par la Constitution. La Turquie est également liée par les conventions internationales et l’OSCE en la matière. La présidence de la Cour, qui avait après des heures de discussion, finalement autorisé la présence dans la salle de quatre observateurs, a été quelques minutes plus tard rappelée à l’ordre par un appel du Ministère de la justice, sur consigne directe donc du gouvernement de M Erdogan.

Ce 18 septembre, devant la prison de Sincan, nous attendons et assistons à un véritable chassé-croisé entre les pouvoirs politique et judiciaire : la Cour demande aux avocats du HDP de se tourner vers le Ministère de la Justice, qui les renvoie à la Cour. Celle-ci rétorque depuis plusieurs jours que les autorisations sont désormais délivrées par le Ministère de la Justice et non plus par le Président de la Cour. Discours démenti par l'ambassade Turque en Suisse qui déclarait la semaine dernière encore que le Ministère de la Justice, pas plus que la Cour, n'a à autoriser les observations de procès, ceux-ci étant de droit publics en Turquie (il s’agirait de l’article 182 du Code de procédure criminelle). Elle précise néanmoins que la Cour peut décider à n'importe quel moment de fermer un procès particulier au public, uniquement en cas de problème grave de sécurité, et ce en le motivant et par déclaration publique. Nous en déduisons en toute logique que le « tri sélectif » à l'entrée du procès consistant à en interdire l'accès aux observateurs internationaux tout en autorisant le public, sans que ce choix soit motivé comme cela s'est passé le 4 juillet, et de nouveau ce 18 septembre, ne rentre dans aucune de ces hypothèses.

Pour cette deuxième audience, la Cour a décidé de déplacer le procès au sein même du complexe de la prison de Sincan, à 70 kilomètres d’Ankara. Selon les informations communiquées aux avocats du HDP, cette décision répond au fait de bénéficier de salles plus grandes : l’affluence au tribunal lors de la première audience avait été source de tensions avec la foule, nombreuse, qui souhaitait assister au procès. Las, le matin même de cette seconde partie du procès, nous apprenons que la salle réservée pour l’audience ne comporte que 20 places. Face à ces conditions, Figen Yuksekdag rend publique sa décision de ne pas assister à ce qu’elle considère comme une parodie de justice. En délégation internationale avec des avocats, journalistes et ONG, nous nous y rendons malgré tout. Nous sommes en tout dix observateurs internationaux de France, Suisse, Italie, Angleterre et Norvège, accompagnés d’une représentante de l'ambassade du Canada.

Sincan3.jpgNous attendrons devant la prison de Sincan pendant deux heures, pour apprendre finalement que notre délégation d'observateurs internationaux est interdite d'accès à la prison de Sincan et ne pourra assister au procès. A l’issue de cette demie-journée d’audience que nous suivons donc depuis Ankara, nous apprenons qu’après 10 mois de détention Figen Yüksekdağ est maintenue en prison. Son procès est de nouveau ajourné et remis au 6 décembre. Cette troisième audience aura lieu à la même prison de Sincan, dans la même salle de 20 places.

Nous étions trois français présents ce 18 septembre à la prison de Sincan : une avocate du barreau de Paris, Jean-Christophe Sellin et moi-même, tous deux élus régionaux et responsables du Parti de Gauche. Partis la veille de Paris, au moment même où dans ce même aéroport de Roissy, le journaliste français Loup Bureau tout juste libéré atterrissait en provenance d’Ankara. La concordance des temps est fatalement frappante, et après le soulagement de cette libération, on ne peut esquiver la vive question des contreparties accordées par le Ministre des Affaires Etrangères Jean-Yves le Drian au gouvernement Turc lors de son déplacement à Ankara. Se pose entre autres la question du soutien français aux forces kurdes qui combattent notamment en Syrie contre les forces de Daech et construisent une alternative démocratique, laïque et féministe au Rojava, au grand dam de Monsieur Erdogan. Combiné à l’approche du référendum au Kurdistan irakien, et à l’invasion des forces armées turques en Irak, la situation dans cette région du monde est sous haute tension. Les déclarations de Madame Merkel sur la suspension des discussions pour l’intégration de la Turquie dans l’Union européenne, en contre-point de l’accord qui lie cette même Union européenne à la Turquie sur la question des migrants, fait des conflits dans la zone et des déplacements de réfugiés qui en découlent, une question évidemment hautement géopolitique.

Par ailleurs, comme le rappellent régulièrement Amnesty International, Reporters sans Frontières et d’autres, 160 journalistes sont toujours détenus en prison, des députés, des maires, des magistrats, des enseignants, des écrivains sont encore incarcérés et en attente de procès. Ces deux audiences de Figen Yuksekdag témoignent du fait que tout est mis en place pour dissuader des observateurs internationaux de se rendre en Turquie et d’assister aux procès qui y ont lieu.

DelegationSincan.jpgNous avons pu rencontrer à Ankara la députée en charge des affaires juridiques pour le HDP, Ayse Acar Basaran et le député en charge des affaires internationales, Hisyar Özsoy. Nous avons longuement discuté ensemble de la situation, et de la manière dont l’opinion internationale pouvait être mobilisée. Lorsque nous étions sur place, un député du HDP qui venait d’être libéré dix jours avant a de nouveau été arrêté. Chaque jour, un véritable harcèlement s’exerce de la part des autorités turques sur les militants et élu-e-s du HDP, troisième force politique du pays avec 6 millions d’électeurs, et principale opposition démocratique à Monsieur Erdogan. Face à cette situation de plus en plus inquiétante sur les droits humains et les libertés en Turquie, une campagne internationale pour la libération de Selahattin Demirtaş et Figen Yüksekdağ, les deux co-fondateurs du HDP, est en train de s’organiser. Tous deux ont été démocratiquement élus députés en juin 2015. Ils risquent aujourd’hui 142 et 83 ans de prison.

Un appel va être lancé avec le soutien de personnalités du monde entier, universitaires, artistes, et responsables politiques. Le comité pour les droits humains de l'Union interparlementaire, basée à Genève en lien avec l'ONU s'intéresse également de près au sort des 55 député-e-s du HDP dont l’immunité parlementaire a été levée – avec le vote favorable de toutes les autres organisations politiques turques, y compris d’opposition. Selahattin Demirtas et Figen Yuksekdag ont été nominés la semaine dernière, à l’initiative du groupe de la GUE-NGL2, au prix Sakharov pour la liberté d’opinion décerné par l’Union européenne.

Ce sont autant de points d’appui pour que l’émotion, l’indignation, provoquée par les arrestations en Turquie des journalistes français Mathias Depardon et Loup Bureau ne retombe pas. Pour que la vague de « trouble, inquiétude et indignation » des États-Unis, de l’Union européenne, de l’Allemagne et de la France3 qui s’était exprimée au moment de l’arrestation de Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag ne s’assoupisse pas. Ils sont encore nombreux, femmes et hommes, détenus arbitrairement en Turquie. Ne les oublions pas.

« Ferment les yeux, les vagues,
Déchiquetés sont les nuages,
dispersés comme du coton cardé
dans le ciel gris de l’Euphrate.
(...) Les nuages sont les plumes d’une colombe blanche,
privée d’ailes,
lorsqu’elle tente de s’envoler... »
La nuit des contes, Sherko Bekes, poète Kurde.

Liens :

1Récit de la première partie de ce procès : http://bit.ly/2sXxS2U et sur le blog Mediapart d’Ilias Panchard : https://blogs.mediapart.fr/ilias-panchard/blog/070717/recit-dun-proces-politique-en-turquie

2http://www.guengl.eu/news/article/category//unjustly-imprisoned-opposition-leaders-in-turkey-nominated-for-sakharov-pri

3https://www.google.fr/amp/s/amp.france24.com/fr/20161105-turquie-hdp-arrestation-dirigeants-parti-pro-kurde-turc-demirtas-reactions-internationales-

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mardi 5 septembre 2017

De nouveau en mission d'observation en Turquie le 18 septembre

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Le 4 juillet dernier, j'étais à Ankara en délégation internationale pour assister au procès politique de FigenYuksekdag, dépuée et co-fondatrice du HDP. Nous avions été interdits d'accès de la salle d'audience puis expulsés du tribunal sur intervention de la Présidence de la République turque, au mépris des conventions internationales. J'en avais fait le récit ici : "La mission en Turquie ne s'est pas déroulée comme prévu". Plus tard dans la soirée, le procès avait été ajourné et nous avions pris l'engagement auprès de nos hôtes de revenir. Engagement tenu, nous y serons donc pour la (...)

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samedi 8 juillet 2017

La mission en Turquie ne s'est pas déroulée comme prévu. Récit

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C'est curieux. D'habitude quand je reviens d'un déplacement à l'international je suis emplie d'images, de parfums, de sonorités. Là rien. comme si j'avais passé ces deux jours en apnée. Je me suis envolée pour la Turquie lundi, pour assister en tant qu'observatrice au procès de Figen Yuksekdag, co-présidente du HDP, la troisième force politique du pays avec six millions d'électeurs. Détenue en garde à vue depuis son arrestation il y a huit mois, elle risque 83 ans de prison. Voir mon billet précédent. La mission ne s'est pas déroulée comme prévu. L'accès des délégations internationales a été (...)

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samedi 1 juillet 2017

Des députés, de l'emprisonnement et des mots. En mission d'observation internationale en Turquie

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Il y a huit mois, c'était l'émoi. Toute la diplomatie occidentale réagissait fortement à l’arrestation de Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag, les deux co-présidents du HDP, troisième force politique en Turquie avec 6 millions d'électeurs. On pouvait lire trouble, inquiétude et indignation des États Unis, de l'Union européenne, de l'Allemagne et de la France. Aujourd'hui, même à creuser les tréfonds d'Internet on ne trouve aucune suite à ces réactions. Et pourtant. Détenue depuis huit mois, Figen Yüksekdag risque 83 ans de prison. Son procès va avoir lieu le 4 juillet à Ankara.  Alors après (...)

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vendredi 6 février 2015

Le consentement, j'y tiens ! Soutien

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J'ai été contactée hier dans la journée pour soutenir une tribune sous forme d'appel sur la formation des jeunes médecins en France et la persistance de la pratique d'examens gynécologiques sur des patient-e-s endormi-e-s, sans leur consentement. N'étant pas experte du sujet, j'ai fouillé, parcouru des documents, me suis monté un petit panel personnel médecin / philosophe / féministe (merci à eux) et ce que j'ai découvert m'a convaincue de signer. Toute l'affaire est partie de fuites de documents venant du CHU de Lyon, révélées par la presse et contestées depuis par l'établissement, mais qui (...)

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mercredi 28 janvier 2015

Soutien à Erri de Luca : Inculper un écrivain pour ce qu’il écrit, c’est saboter son droit à la parole

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Communiqué du Parti de Gauche Rhône Alpes par Nicole Benayoun, Corinne Morel Darleux et Didier Thévenieau Soutien à l'écrivain Erri de Luca, qui comparaît le 28 janvier devant le tribunal de Turin Inculper un écrivain pour ce qu’il écrit, c’est saboter son droit à la parole Erri de Luca estime légitime de "saboter" le projet de tunnel pour la liaison ferroviaire Lyon-Turin, dite TAV, seule solution pour mettre un terme à une entreprise coûteuse, inutile et dévastatrice dans le Val de Suse (Piémont). Il l'a écrit dans un pamphlet, La parole contraire, édité chez Gallimard, et répété (...)

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samedi 13 décembre 2014

A Monsieur le Préfet de la Drôme, courrier de soutien à la famille Maliki

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Voici le courrier commun de plusieurs élus régionaux de la Drôme adressé hier au Préfet de la Drôme, en soutien à une famille originaire du Kosovo, assignée à résidence à 4 dans une chambre d’hôtel et menacée d'expulsion. (...)

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jeudi 30 octobre 2014

Rémi Fraisse, Vital Michalon. Deux Une de Libération, toute une génération. Et la dystopie, toujours.

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Pour mémoire depuis le mois d'aout sur ce blog au sujet de ce barrage, notre tribune de soutien collective sur Reporterre, le récit de ma visite au Testet, ma Lettre ouverte au Ministre le Foll parue sur Mediapart, et enfin le courrier commun envoyé à la Ministre Ségolène Royal le 17 octobre. (...)

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mardi 21 octobre 2014

Saper la démocratie au motif de la défendre : Loi antiterrorisme, un oxymore liberticide

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Le projet de loi relatif à la "lutte contre le terrorisme" du Ministre Cazeneuve a malheureusement été adopté le 16 octobre au Sénat, par 317 votes pour et 28 contre, en première et unique lecture. Nous avons été nombreux à en dénoncer le caractère liberticide et à souligner le danger à ouvrir la voie à des dystopies à la Minority Report où des citoyens sont jugés criminels en puissance et arrêtés avant même d'avoir commis leur forfait. Le Parti de Gauche avait appelé à plusieurs reprises à rejeter ce projet de loi. De même, des parlementaires comme la députée Nouvelle Donne Isabelle (...)

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dimanche 3 août 2014

Habere otium faciendi. Avoir le temps de faire (ou de ne rien faire).

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Une matinée d'été paisible dans le Diois. Savourer café – clope au soleil, regarder les montagnes naître dans la brume, jeter un œil au Canard Enchainé... Intriguée par le terme Otium, "ce cercle de loisir et de l'oisiveté chez les Anciens, le fondement même de leur sagesse", utilisé dans une critique littéraire - “La grande nageuse” d'Olivier Frebourg - j'ouvre mon moteur de recherche. "Solitude, retraite. Vie privée par opposition à la vie politique. Paix, calme, tranquillité, bonheur." Oh chic, un nouveau mot qui va me servir. Dont je vais avoir envie d'user et d'abuser. (...)

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vendredi 18 octobre 2013

Réponse à ceux qui trouvent qu'on n'en ferait trop... Ou pas assez sur #Valls et #Leonarda (coup de gueule et mise au point)

Alors pour être clairs une dernière fois : Un, dire que pour une fois on se bouge ou qu'on ferait de la récupération est honteux et faux. Parce que nous avons été parmi les premiers à faire connaitre le cas de Leonarda, juste pour une fois ça a embrayé, grâce aux lycéens notamment. Et que cela fait des années qu'on se bat pour d'autres cas et pour le droit des migrants, aux côtés des associations. Souvent dans des contextes moins médiatisés, oui. La différence c'est juste que pour une fois on est moins seuls et que ça se voit. Tant mieux. Un exemple parmi des dizaines d'autres: (...)

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