(le blog de corinne morel darleux)

mardi 22 mai 2012

"Sous les cerisiers blancs de ce printemps Drômois"... Soutien de Patrick Bouillanne (auteur, poète)


La campagne présidentielle, qui vient de s’achever a permis à l’avoine de nos espérances de se lever. Désormais, la vague rouge et verte qui s’est dressée, va emporter avec elle le mépris, la haine, le racisme, l’injustice et la peur, pour laisser germer dans les blés tendres de nos campagnes, pour laisser fleurir dans les banlieues et dans nos villes, la liberté, l’égalité, et la fraternité.

Enfants de Jaurès, de Mendès et d’Hugo, plus jamais les tenants du capital et de la finance, ne doivent nous soutirer des larmes de sang et de souffrance.
Nous ne devons plus marcher les yeux baissés. Mais nous lever et marcher la tête droite.

Debout, amis, ouvriers, paysans poètes. Debout menuisiers, enseignants, postiers. Debout espagnols ayant fui Franco, Italiens ayant fui Mussolini, et ici à Saillans nous savons de quoi nous parlons. Debout Africains, berbères, ayant traversé la Méditerranée pour rejoindre nos troupes et pour construire nos routes, nos ponts et nos écoles. Debout amis de la vallée de la Drôme.

Il est fini le temps des négriers. La place appartient désormais au temps des cerises.
Certains ont voulu vous faire croire que vous êtes de faux travailleurs. En tous cas eux sont de vrais exploiteurs. Certains ont voulu vous humilier en vous montrant leurs Rollex, ceux là même qui à l’heure qu’il est ont du sortir leurs kleenex.

L’élection présidentielle est terminée. Tout n’est pas fini pour autant.
D’abord, nous devons continuer la lutte pour éviter la dérive vers le libéralisme tiède de notre président en place.
Maintenant commence la bataille des élections législatives. Nous devons remporter le plus de sièges possibles à l’assemblée nationale, pour infléchir vers la gauche de la politique du gouvernement socialiste avant de prendre le pouvoir dans l’avenir et changer de république.

En ce qui nous concerne, ici, nous devons aider Corinne Morel Darleux à remporter la 3eme circonscription de la Drôme et renvoyer le député Mirliton, à ses chères études.
Maire de la régression culturelle, député suceur de médias, ministre de l’éphémère, Mariton rime davantage avec fonds de pension qu’avec révolution.

Nous connaissons par cœur leur musique à effrayer les moutons (tiens ça rime encore), à taxer nos rêves d’impossibles, à qualifier nos idées d’eaux troubles et d’algues humides. Ils nous disent « Vous défendez les assistés, vous serez  seuls en Europe » !N’écoutez pas leurs sirènes cupides.
Tous leurs propos sur l’économie sont pipés, visant seulement à vous leurrer pour continuer à se remplir les poches à nos dépends.
Ceux qui ont eu la chance d’écouter la conférence sur l’économie le 1e mai à Crest, ont eu la démonstration qu’une autre économie est possible.

Ce n’est qu’une question de choix. Nous, au front de Gauche nous ne cherchons pas à remplir les poches de quelques privilégiés, des grandes firmes pharmaceutiques qui ne pensent qu’au profit sans se soucier de la santé des malades, des multinationales de l’agro-alimentaire qui vendent des produits toxiques, mais à aider le plus grand nombre de nos concitoyens de sortir des difficultés dans lesquelles ils se débattent.
Le profit n’est pas notre but, notre but, c’est l’homme. Notre valeur c’est la liberté, notre valeur c’est la justice, notre valeur c’est la fraternité,  et notre sentiment c’est l’amour !

Nous ne nous salirons pas les mains pour enrichir les nantis, mais nous allons nous retrousser les manches pour les faire partir. J’entends déjà frémir les autres peuples d’Europe. Les allemands votent à l’automne, cueillant les feuilles mortes d’une Merkel fanée.
Les indignés se lèvent en Espagne, taureau blessé sous le joug des marchés financiers.

Debout, amis de la vallée de la Drôme, de Saillans. Le temps est venu de regarder ensemble, solidairement vers l’horizon du changement. La 6eme république est en route. Sous les cerisiers blancs de ce printemps Drômois, nous porterons une fleur à la chambre des députés, pour faire en sorte que les champs verts d’espoir, de l’assemblée nationale, soient parsemés des coquelicots du Front de Gauche.

Dans l’une des plus grandes circonscriptions de France, du pays de Giono aux plateaux du Vercors, sous les oliviers noircis par le capitalisme, sous les chênes rouvres tordus par la sueur des travailleurs, sous les pins noirs d’Autriche courbés sous les mensonges du patronat, avez-vous vous souvent aperçu le sire Mirliton ?  Non. Il préfère les néons des sirènes  parisiennes, à la fanfare de Rochefourchat.
J’ai entendu ces temps-ci, une rengaine, qui parle d’amours déçues par certains élus. Le refrain disait « casse toi pauvre con », ça rime encore !

Place à notre futur députée, Corinne Morel Darleux, retenez son nom.
N’oubliez pas que nous n’obtiendrons rien sans combattre, ils ne nous ferons pas de cadeaux.

C’est la lutte finale, groupons nous et demain, les drapeaux rouges et verts, seront à l’assemblée nationale.

Patrick BOUILLANNE

Ancien conseiller technique de l'inspecteur d'académie de la Réunion
Auteur, poète (Saillans, Drôme)

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lundi 21 mai 2012

Réponse à l'AFPS - Mes engagements pour la Palestine

Die, le 16 mai 2012

Cher-e-s amis de France Palestine Solidarité Ardèche – Drôme,

C'est avec grand plaisir que je réponds à votre interpellation des candidats aux législatives. Nous avons en effet de nombreuses convergences de point de vue et les propositions que je porte au nom du Front de Gauche rejoignent, je crois, nombre de vos préoccupations. Cela est vrai en ce qui concerne les coopérations de Solidarité internationale avec la Palestine que je porte en tant qu'élue membre de cette commission à la Région Rhône Alpes, la demande de reconnaissance de l’État de Palestine à l'ONU, le combat pour le respect des droits humains comme récemment pour les prisonniers en grève de la faim, ou encore en ce qui concerne la levée du blocus de Gaza.

Je me suis moi même rendue en mission en Israël et Palestine en octobre dernier, avec d'autres membres du Parti de Gauche. L'occasion d'évaluer la situation sur place et de rencontrer les acteurs du processus de paix à Tel Aviv, Jerusalem, Bethléem et Ramallah. J'y ai rencontré des représentants du mouvement social du Boulevard Rotschild à Tel Aviv, le Président du Conseil National Palestinien, le Premier Ministre Palestinien Salam Fayyad, le parti de gauche "Initiative Nationale Palestinienne", mais également des ONG, des citoyens Palestiniens en territoires occupés, les parents de l'ex prisonnier franco-palestinien Salah Hamouri, et des paysans réunis en coopérative.

J'ai réaffirmé publiquement à cette occasion ma solidarité entière avec le combat en faveur de l'application du droit international et des résolutions de l'ONU, contre l'occupation israélienne à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem Est, pour le droit au retour des réfugiés, la reconnaissance des frontières de 1967 et la reconnaissance de la Palestine à l'ONU.

Ces causes, que j'ai donc déjà eu de nombreuses occasions de défendre, tant dans la Drôme comme militante et élue, que plus largement en tant que Secrétaire nationale du Parti de Gauche, je m'engage naturellement à les porter haut et fort au cœur de l'Assemblée nationale en tant que Députée.

Vous trouverez sur mon blog toutes mes prises de position récentes sur la Palestine et ci après mes réponses aux questions que vous avez bien voulu m'adresser en tant que candidate du Front de Gauche aux législatives dans la 3e circonscription de la Drôme.

En vous en souhaitant bonne réception,

Solidairement,

Corinne Morel Darleux

                                       ***

Appuierez-vous la reconnaissance bilatérale l’État de Palestine?

Oui, la France doit reconnaître l’État de Palestine, et agir pour que ses partenaires européens fassent de même. Nous devons reconnaître l’État palestinien viable et indépendant, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, et dans le respect du principe du droit au retour des réfugiés, conformément aux résolutions de l’ONU. Aujourd'hui, tous les États du monde ont adopté la proposition d'un État palestinien, y compris les États-Unis par la voix de George Bush en 2002 et même Israël depuis Ariel Sharon. Plusieurs États latino-américain et même l’Islande ont effectivement reconnu l’État palestinien. En tant que Députée j'œuvrerai concrètement pour qu’Israël ne puisse plus impunément coloniser la Palestine, en promouvant et en mettant en place à son niveau des mesures de rétorsion à l’encontre des responsables.

Reconnaître l’État de Palestine constituera un acte particulièrement important. Plus il y aura d’États à reconnaître la Palestine, plus l'exigence d'en finir avec la colonisation prendra de la force, et plus on donnera des chances à une paix juste entre palestiniens et israéliens.

Soutiendrez-vous l'entrée de plein droit de l’État palestinien aux Nations Unies ?

Oui, je soutiendrai l'admission de plein droit de l’État de Palestine aux Nations Unies. J’ai déjà eu l’occasion de l’affirmer publiquement en tant que Conseillère régionale avec mes camarades du groupe Front de Gauche Rhône Alpes. La question de Palestine est une question de droit international. Le corpus légal constitué par l'ensemble des résolutions de l'ONU  doit être appliqué. C’est là une - sinon la - condition nécessaire à une solution politique pacifique du conflit. Il ne peut y avoir d'autre lieu que l'ONU et d'autre méthode que le multilatéralisme, seule l'ONU  a la légitimité nécessaire pour encadrer cette solution. Il n’y a pas de solution juste pour le peuple palestinien, et pour tous les peuples de la région, dans le cadre d'un simple «dialogue» bilatéral particulièrement inégal.

 Quelles mesures restrictives comptez-vous proposer en ce qui concerne l'importation de produits des colonies importés en France et dans le reste de l'Union européenne ? Etes-vous prêts à en faire interdire l'importation ?

Des mesures de rétorsion doivent être prises et je demanderai à ce que soit dressée une liste noire des entreprises israéliennes qui violent délibérément l'esprit des dispositions prises par l'UE en exportant abusivement des produits provenant des territoires occupés. Les produits de ces entreprises doivent être interdits en France et au niveau européen. Je demanderai en outre la suspension de l’accord d’association UE-Israël tant que le gouvernement israélien ne se conformera pas aux clauses de celui-ci et notamment la clause de respect des droits de l’Homme. Tout comme le groupe Front de Gauche vient de voter contre la création d'une « chambre de commerce » franco-israélienne à la Région Rhône Alpes.

Plus largement, la France et l'UE doivent faire appliquer strictement l'interdiction, pour les entreprises françaises et européennes, de participer, par des investissements illégaux, à la colonisation, en permettant à Israël d'en tirer des profits et une capacité accrue de domination économique et politique. La colonisation est illégale. Tout commerce et investissement qui la favorise est donc aussitôt frappé d'illégalité. Les entreprises qui comme Alstom, Veolia ou France Télécom-Orange ont conclu des contrats en contradiction avec le droit international devront immédiatement cesser leur activité sous peine de sanction hautement dissuasives. Une liste noire des entreprises favorisant la colonisation devra être dressée et rendue publique. 

Que comptez-vous faire pour contribuer à la levée du blocus de Gaza?

Le blocus de Gaza doit être levé totalement, immédiatement et sans condition. Il est une manifestation brutale et totalement illégale de la politique de force des autorités israéliennes. Hélas, les condamnations à répétition du blocus ont fait la preuve de leur inefficacité. La France doit suspendre toute préférence commerciale avec l’État d’Israël tant qu’il ne sera pas mis fin au blocus de Gaza. Au sein du Conseil européen, la France doit œuvrer pour que tous les États membres et l’UE fassent de même. Au Conseil de sécurité de l’ONU, nous devons nous opposer à l'impunité du gouvernement israélien et demander que des sanctions soient adoptées. L'envoi d'une force de protection et de sécurisation de l'ONU doit aussi être envisagée pour garantir  la liberté de circulation des palestiniens et des marchandises.

Voilà les positions que je défendrai, si je suis élue Députée, à l'Assemblée Nationale.

Je m'y engage.

Corinne MOREL DARLEUX

Candidate du Front de Gauche aux législatives dans la 3e circonscription de la Drôme

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dimanche 20 mai 2012

Entre carottes et radis... Vu sur le marché de Die, Drôme ;)

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samedi 19 mai 2012

Mon engagement en faveur du Pacte pour une Terre Solidaire (CCFD)


Die, le 14 mai 2012

Cher-e-s amis du CCFD-Terre Solidaire de la Drôme,

C'est avec grand plaisir que je réponds à votre interpellation pour les candidats aux législatives. Nous avons en effet de nombreuses convergences de point de vue et les propositions que je porte au nom du Front de Gauche rejoignent, je crois, nombre de vos préoccupations.

Cela est vrai en ce qui concerne les thématiques de Solidarité internationale que je porte en tant qu'élue membre de cette commission à la Région Rhône Alpes, comme sur l'économie remise au service du bien commun et de l'intérêt général que prône le programme du Front de Gauche « L'humain d'abord », ou encore la défense des droits des migrants sur laquelle je suis mobilisée en tant que citoyenne engagée auprès de l'ASTI ou encore du « collectif des sans droits » Drôme - Ardèche.

Ces causes, j'ai déjà eu de nombreuses occasions de les défendre, tant dans la Drôme comme militante et élue, que plus largement en tant que Secrétaire nationale à l'écologie du Parti de Gauche depuis près de quatre ans. La convergence de nos combats communs, la défense d'une autre politique internationaliste, écologique, sociale et solidaire, trouveront je l'espère un écho dans les urnes et au delà.

C'est donc tout naturellement qu'en tant que candidate au mandat de députée de la 3ème circonscription de la Drôme, je signe le Pacte et m’engage à soutenir ces thématiques, avec force et détermination, au nom de l'intérêt général.

Je vous souhaite une très belle journée

Corinne Morel Darleux

Candidate du Front de Gauche aux législatives dans la 3e circonscription de la Drôme

Réponse de Corinne Morel Darleux FDG au CCFD (en PDF)


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vendredi 18 mai 2012

"Corinne Morel-Darleux tient le Vercors" By lecridupeuple

Corinne Morel-Darleux tient le Vercors

C’est un drôle de bout de femme que Corinne Morel-Darleux. Il y a de cela six ans, elle ne faisait pas de politique. Et la voici candidate du Front de gauche aux élections législatives dans la 3e circonscription de la Drôme. Face à Hervé Mariton, un des ténors de l’UMP, s’il vous plaît. Ce coin de France rassemble, entre autre, le Diois et les premiers contreforts du plateau du Vercors.

Quand elle vient s’installer dans le sud de la Drôme, Corinne est à ce genre de moments où la situation générale est si complexe qu’il n’y a pas de vrai choix : ou on se cantonne à cultiver son jardin, ou on s’y met pour de bon. L’ancienne Parisienne - et je viens de l’apprendre : employée d’un cabinet de consulting auprès des multinationales du CAC40 - a plutôt opté pour la première partie de l’alternative. C’est la seconde qui va la rattraper, au détour de la création d’une nouvelle force politique, le Parti de Gauche dont elle est co-fondatrice en tant qu’ancienne porte-parole du mouvement Utopia. Corinne, c’est la décroissance, l’écologie radicale, la transformation en profondeur de la société. Je laisse la parole au sociologue Paul Ariès, directeur du journal Le Sarkophage, qui a ces mots justes pour moi qui la connaît un peu :

« Depuis des années, Corinne Morel Darleux partage tous les combats des gauches antiproductivistes et Objectrices de croissance : gratuité des services publics, réduction du temps de travail, option préférentielle pour les pauvres (donner plus à ceux qui ont moins), remise en cause du dogme de la croissance et du capitalisme vert, besoin de se libérer de la centralité du travail et de l’énergie nucléaire, nécessité d’inventer une société post-pétrolière, post-extractiviste, désir de marcher vers une société du partage, une société du Bien-vivre. »

J’ai eu l’occasion de dire combien Corinne avait compté dans ma lente évolution vers l’écologie et le refus du productivisme, alors que je suis un pur produit de la culture productiviste faussement marxiste. Est-ce que mon amie allait réussir, avec les rurbains et les agriculteurs de la Drôme méridionale, le tour de force qu’elle avait réussi avec moi ? « Il y a une culture de gauche, de résistance, bien implantée dans le coin, me répond-elle, entre deux séances de travail au conseil régional Rhône-Alpes où elle figure parmi les élus assidus. Du côté des paysans, on se retrouve sur les mêmes enjeux. » Sa circonscription, d’habitat autant que de cœur, est la première d’Europe pour la production agricole bio. Il ne faudrait pas croire aux légendes urbaines de la « gauche » bien pensante qui veulent que les agriculteurs restent d’odieux conservateurs.

Ils contribuent, à leur manière, à la vie culturelle intense qui marque le sud du département, vie marquée par une succession de petits festivals. Parce qu’elle est comme ça - il faut la voir danser quand les réunions sont passées -, Corinne ne se fond pas dans le moule mais organise sa campagne comme une succession d’événements culturels. A croire que la culture serait la marque de l’Homme, ce qui en fait la spécificité, et que la politique en serait un des maillons. Tiens, le 1er Mai, alors que le Front de Gauche prenait la Bastille de Crest, elle était entourée d’une fanfare, faisait appel aux « poètes, travailleurs, musiciens, paysans, militants et citoyens ». Tiens, le 3 juin, elle organise, avec ses camarades du Front de Gauche, une journée de meeting, concerts et débats à Saint-Paul-Trois-Châteaux. Oui, Corinne croit à ce qu’elle dit et n’a de cesse que de mettre ses actes en accord avec une pensée toujours en mouvements. L’exigent François Ruffin, rédacteur en chef de Fakir, le journal fâché avec (presque) tout le monde, le dit à sa manière :

« Une candidate sympa et près de chez vous, qui allie le rouge et le vert, qui lutte contre les gaz de schiste et contre les fermetures de boîtes, qui ne cumule pas les mandats mais les combats, qu’est-ce que vous attendez de plus? Qu’elle s’appelle Jean-Luc ? »

Reste que ce n’est pas si facile de faire campagne dans une des circonscriptions les plus étendues de France. Et que les forces de gauche n’y sont pas implantées de manière égale partout. « Tu sais, dans le Vercors, s’il n’y avait pas eu les citoyens qui se sont emparé de la campagne du Front de Gauche, on n’aurait rien fait. Aucun parti n’est vraiment implanté dans ce coin », raconte Corinne. Les assemblées citoyennes ont donc joué un rôle capital. Parce qu’elles sont le lieu où chacun peut s’emparer du programme l’Humain d’abord, participer aux décisions, imprimer sa marque. Il fallait oser jouer le jeu jusqu’au bout, ne pas avoir peur de se faire déborder, craindre que les partis traditionnels soient oubliés… Corinne a montré, au contraire, que faire confiance aux citoyens, c’est le mieux à faire. C’est ainsi qu’elle tient le Vercors.

* * *

3e circonscription de la Drôme : résultats de Jean-Luc Mélenchon, 14,47 % des suffrages.

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Bonus vidéo : New Model Army “Green And Grey (live)” [à écouter en live sur le blog Le Cri du Peuple]

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jeudi 17 mai 2012

Résistance magistrale et Festival de Lasalle

Je vous en ai déjà parlé ici... Le Grand Réinventaire sera au Festival du film documentaire de Lasalle dans le Gard ce samedi.

Pour vous donner envie, savourez ce délicieux "Résistance" de Délou Bouvier, du Syndicat de la Magistrature... Magistrale.


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mercredi 16 mai 2012

Victoire pour les droits humains en Palestine !

Après des semaines de lutte et de résistance, les 2.000 prisonniers palestiniens ont pu cesser leur grève de la faim. Ils demandaient la fin des mesures d'isolement et de la détention administrative (qui permet l'incarcération sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment), le droit de visite de leurs familles pour les détenus originaires de Gaza... Des droits universels, ou du moins qui devraient l'être. Voir ici l'article de Politis.  

C'est grâce à la mobilisation d'un collectif d’associations autour d’Amnesty International et de l’Association France Palestine Solidarité que l'opinion a pu être alertée en France. C'est ainsi que j'ai répondu, en tant qu'élue, à leur alerte en adressant le courrier suivant à l'ambassadeur d'Israël en France, au Ministre des Affaires étrangères et à l'Ambassadeur pour les Droits de l'Homme... La lutte continue.

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mardi 15 mai 2012

"Qu'est-ce que vous attendez de plus? Qu'elle s'appelle Jean-Luc?" Soutien de François RUFFIN (Là bas, Fakir, Monde Diplo) - bientôt à Crest !

François Ruffin nous fait l'amitié de venir me soutenir dans la troisième circonscription de la Drôme.

Ce sera le 24 mai à Crest. Dans la ville de l'ultra libéral député sortant Hervé Mariton, on s'est dit que sur le protectionnisme ce serait parfait...

Et en plus il m'a envoyé un mot de soutien inénarrable :)

Une candidate sympa et près de chez vous, qui allie le rouge et le vert, qui lutte contre les gaz de schiste et contre les fermetures de boîtes, qui ne cumule pas les mandats mais les combats, qu'est-ce que vous attendez de plus? Qu'elle s'appelle Jean-Luc?

François RUFFIN


Reporter à Là-bas, collaborateur du Monde Diplo, rédac'chef de Fakir, auteur de bouquins.

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lundi 14 mai 2012

"Réparer l’outrage fait aux femmes combattantes de ce temps d’autrefois"... Soutien de Serge Pauthe (comédien, metteur en scène)

OUI, JE SOUTIENS LA CANDIDATURE DE CORINNE MOREL DARLEUX
Candidate du Front de Gauche dans la 3ème circonscription de la Drôme 

Soutien de Serge Pauthe à Corinne Morel Darleux (en PDF)

De  toutes  mes  forces,  j’appelle  au  renforcement  du  Front  de Gauche  qui représente la continuité de tous ces mouvements politiques, syndicaux, humanistes et associatifs qui se sont élevés autrefois contre des gouvernants sans scrupules.  La  preuve  est  faite  aujourd’hui  que  le  Front  de  Gauche,  en  plaçant « l’humain d’abord » au centre de son action,  a favorisé ce rassemblement d’hommes et de femmes spoliés depuis 5 ans par Sarkozy.   Le Front de Gauche est en phase directe avec  tous ceux et toutes celles qui ont subi, au cours des siècles, l’égoïsme et le  dédain de tous les nantis qui ont prospéré grâce à leurs valets politiciens placés aux commandes des états pour assurer leurs pouvoirs. 
 
Le Front de Gauche est le plus jeune parti politique de France. Mais il s’épanouit aujourd’hui grâce aux racines qui plongent très profondément dans l’histoire  révolutionnaire  de  notre  pays  et  qui  a  connu  tant  de  luttes  menées,  en particulier,  par  le  Parti  Communiste  Français.  Et  ces  révolutions,  qu’elles  soient outrageusement  violentes  ou  pacifiquement  revendicatrices,  ont  toujours  été  des moteurs pour l’évolution qualitative de notre société. Elles sont les forces du progrès.
 
Oui, je crois aux forces du progrès qui ont permis depuis 1789, par la lutte sociale ou les revendications, des avancées pour cette partie du peuple qui  vivait  dans  la  souffrance  et  le  dénuement.  L’évolution  de  nos  techniques  et  du mieux-­être n’aurait pas pu avoir lieu sans ces secousses sociales. Et aujourd’hui, il y a encore beaucoup de progrès à faire pour que la partie de notre peuple la moins favorisée puisse vivre normalement. 
 
Certes,  notre  monde  d’aujourd’hui  est  différent  de  celui  du siècle  précédent.  Nous  communiquons  aujourd’hui  entre  nous,  et  d’un  continent  à l’autre,  à  des  vitesses  sidérantes  et  intersidérales.  Notre  siècle,  ce  3ème  millénaire, connaît le train qui roule à 350km à l’heure, l’avion qui vole cent millions de fois plus vite que le plus modeste étourneau. Le tour du monde à présent ne se fait plus en 80 jours  puisqu’il suffit de 80  minutes  pour  aller  de  la  Tour  Eiffel  aux  dunes sahariennes. 
 
Oui, notre siècle a fait un grand bond en avant. Il s’est sorti de l’ornière  de  ce  XXème  siècle  qui  a  vu  tant  d’horreurs.  Des  dictatures  sanglantes  ont allumé des bûchers aux quatre coins de l’Europe et écourté la vie de millions d’hommes,  de femmes et d’enfants. Oui, les guerres sont finies depuis presque trois-­‐ quarts de siècle. On croyait le bonheur mis à l’ordre de nos jours et de nos nuits, la planète verdoyante, le pain pour tous, le rêve en plus.   Mais il sera dit qu’il nous faudra  toujours  lutter  contre  l’incessante  loi  sacramentelle  des  hommes. Se battre contre ceux qui possèdent tout et ne lâchent rien. Hier, c’était le sac d’or cadenassé dans les châteaux. Aujourd’hui, ce sont les marchés financiers, les banques,  l’argent qui file au-­‐dessus de nos  têtes… Et se battre encore et toujours contre ceux qui promettent d’agir contre ces rapaces et qui, une fois élus à l’Assemblée Nationale, se cachent derrière leurs pupitres. Et il nous faut affronter aussi tous ces oiseaux de malheur, ces agitateurs d’épouvantail, ces racistes qui désignent le bouc émissaire comme la cause principale de nos malheurs. Hier, c’était le juif et l’on a vu ce que cela a provoqué dans les années 1930. Aujourd’hui, c’est l’immigré et l’on se prend à cauchemarder : pourvu que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets…

Se battre, soit. Nous en avons l’habitude. Mais avec qui ? Et pour  quel  résultat ?  Tant  de  lassitude  parfois  à  résister  contre  le  pessimisme ambiant. Se faire entendre, oui. Mais les voix les plus justes s’éraillent à force de crier dans un désert…

Mais depuis que j’ai assisté, le 9 février 2012 au meeting de Jean-­‐Luc  Mélenchon à Villeurbanne, j’ai le pressentiment que le Front de Gauche peut devenir ce que nous espérions tant. Grâce à la personnalité vigoureuse et révolutionnaire de son chef de file. C'est un grand et sincère orateur. Il fait bouger les lignes. Ce que l'on croyait enfoui à jamais dans les mémoires de tous ceux qui ont agi pour le bien de la classe ouvrière, ressurgit à la lumière. Les consciences s'aiguisent à nouveau dans le feu de sa dialectique. Il parle de dignité, de résistance à l'ordre établi.

Oui, « Le vent se lève…la rivière sort de son lit »…je pourrais à foison illustrer mon propos par tant d’images poétiques. Mais il est important de savoir d’où viennent ces femmes et ces hommes qui font à présent partie intégrante de ce mouvement qui n’est pas prêt de se désintégrer.

« L’HUMAIN D’ABORD »,  comme il est écrit au générique de cet élan démocratique et qui va devenir le môle avancé de la contestation sociale.

D’où viennent donc ces humains ?

Des écoles qui se détruisent sous le joug de la rentabilité, des usines qui ferment de par la loi de la délocalisation,  des agences de Pôle emploi d’où entrent  des  personnes  en  recherche  d’emplois  et  sortent  des  chômeurs  de  très longue durée, des théâtres ou autres lieux culturels où les aides et subventions sont supprimées, des quartiers abandonnés, des entreprises, commerces et supermarchés aux emplois précarisés, des familles et des mères surexploitées aux salaires de misère…

Et ils se retrouvent aux manifs et aux assemblées populaires du Front de Gauche. Ils  partagent ce  même fol espoir :  qu’une gauche citoyenne et antilibérale se reconstitue. Ils sont étudiants, employés, fonctionnaires licenciés, enseignants, artistes, chercheurs. Et de tant d’autres métiers aussi. Ils sont de tous les âges.  Parmi eux, il y a des communistes heureux de partager nombreux ces moments de fraternité.   Et d’autres militants volontaires pour lancer ce navire impétueux et seconder le capitaine qui n’a peur de rien.
Et parmi ces nouveaux militants qui veulent prendre des responsabilités, il y a notre candidate aux élections législatives : Corinne Morel Darleux.

Je ne la connaissais pas et pour cause. Je ne milite pas dans les mouvements écologistes. Je l’ai vu pour la première fois à l’assemblée citoyenne de Nyons. J’ai été conquis par sa maitrise du débat et sa disponibilité à répondre aux questions posées de la manière la plus précise possible. Et cela avec beaucoup de grâce et de gentillesse sans faire dans l’électoralisme. De plus, je la crois extrêmement sensible à tout ce qui touche la poésie et la littérature.

Face au député sortant qui manie la litote d’un air parfois méprisant, il est bon de lui opposer une femme de cette qualité qui parle haut et clair de son programme en totale rupture avec celui du représentant du « candidat sorti » et qu’il a toujours défendu. Il faut absolument l’élire à l’assemblée car elle a les compétences pour défendre les valeurs exposées dans le programme du Front de Gauche. Elle saura aussi amender les propositions émanant du Parti Socialiste et surtout s’opposer à cette cohorte des députés de Droite qui vont se déchaîner contre nos représentants.

Je lui sais gré aussi de nous avoir invités, lors du lancement de sa campagne électorale,  à jouer le spectacle que j’ai composé à partir des discours politiques de Victor Hugo lorsqu’il était député sous la Seconde République. J’ai été contraint, pour des raisons historiques, de ne prendre que des interprètes masculins pour jouer les rôles principaux. Les femmes en 1850 n’étaient admises ni dans les bureaux de vote, ni dans les Assemblées. Portons-la donc au sein de cette auguste assemblée pour réparer l’outrage fait aux femmes combattantes de ce temps d’autrefois ! Telles Louise Michel ou Georges Sand… Et si par bonheur, Corinne Morel Darleux est élue, Hugo qui tourbillonne toujours dans les nuées en compagnie de Dieu et d’un essaim d’abeilles, appréciera, j’en suis certain.


Serge PAUTHE

Comédien, metteur en scène,
Fondateur du Théâtre-­école de la Lance et des Baronnies

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samedi 12 mai 2012

Mot de soutien de Paul ARIES à ma candidature

Depuis des années, Corinne Morel Darleux partage tous les combats des gauches antiproductivistes et Objectrices de croissance : gratuité des services publics, réduction du temps de travail, option préférentielle pour les pauvres (donner plus à ceux qui ont moins), remise en cause du dogme de la croissance et du capitalisme vert, besoin de se libérer de la centralité du travail et de l'énergie nucléaire, nécessité d'inventer une société post-pétrolière, post-extractiviste, désir de marcher vers une société du partage, une société du Bien-vivre.

Dans les années à venir, Corinne Morel-Darleux saura porter ces débats pour refonder une alternative loin de la fausse gauche, de la gauche placébo, elle est dans la Drôme l'un des maillons de cette longue chaîne qui réunit les écologistes antilibéraux et les gauches antiproductivistes.

Paul ARIES.

Politologue, rédacteur en chef du Sarkophage, auteur de "Le socialisme gourmand" (éd. La découverte)

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